Poursuivi au Tripaix de Gombe M. Jeannot Bemba Saolona est accusé de faux et usage de faux. S’il est reconnu coupable, il risque cinq ans de servitude pénale.
2003 semble ętre l’année des séries noires pour les Bemba. Jean-Pierre Bemba vient d’ętre traduit en justice ŕ la Cpi (Cour pénale internationale) par la FIDH (Fédération internationale des Droits de l’homme) pour les exactions commises par ses troupes sur les populations civiles ŕ Bangui.
Son pčre, Jeannot Bemba Saolona, est également poursuivi ŕ Kinshasa, au Tribunal de paix de Gombe, pour faux et usage de faux. S’il est reconnu coupable, il risque au bas mot cinq ans de servitude pénale l’infraction de « faux et usage de faux » étant pénale. C’est son ancien associé, le Belge Louis Van Bever, la traîné en justice pour avoir falsifié le certificat d’enregistrement d’une villa résidentielle qu’ils avaient acheté en copropriété.
L’affaire remonte en 1986 Bemba Saolona est ŕ l’époque le tout puissant patron des patrons congolais. Il est associé ŕ M.Louis Van Bever dans deux sociétés, FNMA/Détail et ZBM (Zaďre Business Machine). Ils décident d’acheter pour le compte de FNMA/Détail, ŕ 20 millions de Francs belges, la villa située au n° 48 de l’avenue des Nations-Unies, dans la commune de la Gombe.
Partie civile ŕ l’ouverture du procčs, Van Bever a préféré laisser le tribunal poursuivre Jeannot au pénal. A l’audience de jeudi, le tribunal a entendu le témoignage de deux fonctionnaires de la Conservation des titres immobiliers. Ceux-ci ont indiqué que jusqu’au 19 mars 2002, la villa en question était enregistrée au nom de FNMA/ Détail, contrairement aux allégations de Bemba qui prétend que cette villa a été vendue au début des années 90 a une autre société qui appartient, fort curieusement, au męme Bemba. Qui a vendu ? C’est la question ŕ laquelle Jeannot n’a aucune réponse.
Pour enfoncer l’ancien patron des patrons congolais, la partie civile a soutenu que lors de l’achat de ladite villa, une convention qui avait été signée entre les parties en présence de leurs avocats. A cet effet. Bemba Saolona a fait rire l’auditoire en prétendant qu’il avait dű signer cette convention par distraction! Raison avancée il avait ŕ l’époque plusieurs signataires ŕ traiter.
La prochaine audience a été fixée au 6 mars prochain. Le moins que l’on puisse dire est qu’un signe indien poursuit la famille Bemba. Le pčre comme le fils sont dans de sales draps. L’un et l’autre sont rattrapés par l‘histoire. Ils ne pourront pas se soustraire ŕ la justice, aprčs s’ętre crus les maîtres du monde.