Il n’y aura jamais de procès contre l’instituteur Fidèle Makonko. L’action de la justice s’est éteinte avec la mise à mort du criminel par des badauds, indignés et révoltés par son comportement abject.
Kinshasa, 07.03.2001- Il n’y aura jamais de procès contre l’instituteur Fidèle Makonko. L’action de la justice s’est éteinte avec la mise à mort du criminel par des badauds, indignés et révoltés par son comportement abject.
Vendredi 2 mars 2001 il est presque 15 heures, quand la direction du complexe scolaire situé sur la rue Kindinga à Bumbu décide d’interrompre les cours afin de permettre aux enseignants et élèves d’aller s’incliner sur la dépouille d’un élève décédé la veille.
Pendant que l’école se vide de tout son monde, l’instituteur Fidèle Makonko s’arrange pour retenir l’élève Evelyne Misambo de suivre des cours particuliers de français et de calcul qui constituent sa bête noire, avons-nous appris. Et pourtant l’infortunée élève donnait le meilleur d’elle-même en deuxième année primaire.
A 17 heures, l’école est complètement déserte. Il y règne un calme minéral, loin des regards inquisiteurs. C’est le moment que choisit le monstre pour passer à l’action. D’abord, il ferme la salle à double tour, ensuite il renverse la fillette à même le sol dans une brutalité déconcertante. Etendue de tout son long, la malheureuse sanglante, éperdument. Elle a tenté d’appeler au secours, mais en vain. Car l’endroit n’offre aucune chance a Evelyne qui ne cesse de supplier son bourreau. Ce dernier se jette sur elle et abuse de la fillette d’une manière bestiale. En dépit des cris de douleur et du sang qui coulait à flots, l’homme est resté insensible.
Après le forfait qu’il vient de commettre, Fidèle, l’instituteur reste sans paroles, comme hébété par l’acte ignominieux.
Sur le visage inerte de l’homme passe enfin une émotion la peur. Il contemple la petite fille. Jolie comme un coeur, paraisant plus que ses sept ans, elle est la vedette de sa classe pour son caractère bouillant. Brusquement, il la soulève pour un autre endroit en réitérant son acte.
Ne pouvant supporter une douleur vive dans le bas ventre, la fillette, son visage mouillé de larmes, crie plus fort pour attirer l’attention des passants. Sentant le danger et pour ne pas sattirer la foudre des badaurds le monstre appuie ses doigts sur le fragile coud d’Evelyne jusqu’à la tansformer en un pantin. Cette fois, la malheureuse ne bouge plus. Le tueur passe une main devant ses yeux comme pour en effacer l’acte abominable qu’il vient de commettre, et, il se résoud à abandonner le cadavre de l’élève dans la salle pour échapper à un éventuel lynchage.
Comme le sang humain crie toujours vengeance au ciel, l’homme n’ira pas loin. Son air hasard son teint livide et les tâches de sang répandues sur ses habits, attirent l’attention des passants. Mais quand on a crié au voleur, le criminel tente de se défende, il s’embrouille puis indique l’endroit qui l’a rendu dans l’état de boucher.
A la découverte du corps dénudé et plein de dégoulinades du sang coagulé, les badauds l’ont acheminé vers un ruisseau dans Ia commune de Makala où il a été supplicié avant d’être exécuté à l’aide de gourdins.
Comme on peut le constater, ce fait qui n’est pas le premier du genre, doit interpeller les chefs d’établissement scolaire à rappeler leurs enseignants à l’ordre pour éviter des cas malheureux. Aujourd’hui tout le monde se demande comment un homme de 34 ans, disposant d’un peu des moyens, puisse s’amouracher d’une innocente de 7 ans qui avait l’avenir plein de promesse ?
[i]Kibain, Palmarès du 07.03.2001 [:i]
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