La police d’investigations criminelles a derničrement mis la main sur Mayengo Mubiala Kisisidi, alias Emedo et Makenga, alias Toutou ; deux redoutables brigands parmi ceux qui ont derničrement, dans la commune de Kimbanseke ŕ Kinshasa, perpétré un vol spectaculaire, tout en commettant un double meurtre chez leurs victimes
Placée dans la partie Est de la ville de Kinshasa oů la criminalité est montée derničrement en flčche, la « nasse » de limiers du Bataillon de la Police d’investigations criminelles du commandement de la ville a enregistré samedi 1er et dimanche 2 février dernier, une prise importante. Deux redoutables brigands, Mayengo Mubiala Kisisidi alias Emedo et Makenga alias Toutou ont été coincés dans ses mailles. Il a fallu des coups de feu en l’air et des sommations pour les en extraire. Craignant pour leurs vies menacées - un moindre faux pas pouvait leur ętre fatal - ils sont sortis les mains en l’air, « oreilles baisées » et la queue entre les pattes comme de vulgaires lapins. Aux arręts, les deux caďds au passé sinistre avaient réussi ŕ hisser leur bande au firmament de plus grandes associations de malfaiteurs de la ville de Kinshasa.
Celles qui ont fait de la partie Est de la ville, leur fief. Ici, ne pouvaient s’aventurer quelques débutants voleurs. Męme les brigands de leur trempe devaient, pour opérer dans le secteur, se soumettre ŕ la loi du maître de céans, Mayengo alias Emedo. Leur dernier coup doublé de deux meurtres crapuleux fait aujourd’hui l’objet d’une enquęte trčs fouillée.
Pour déloger les victimes de leur maison, les bandits ont brűlé les rideaux. Ce coup inscrit dans les annales de l’histoire de la criminalité de la ville de Kinshasa, a été perpétré ŕ Kimbanseke, la nuit du 10 au 11 décembre 2002. Cette nuit-lŕ, quatre brigands se rencontrent vers 22 heures au domicile de Pitchen, un membre de la bande surnommé « l’armurier ». C’est chez lui que sont gardées quelques armes du groupe. Un briefing sommaire permet au chef de bande d‘exposer le programme de cette soirée un cambriolage sur l’avenue Manianga n°15, quartier Muli. La victime, aux dires d’un informateur aurait une activité commerciale et disposerait d’une fortune.
A 1 heure du matin, aprčs une longue marche, les bandits Bongoma Pembele alias Pitchou, Makenge Kabasele alias Toutou, Mayengo Mubiata Kissidi alias Emedo et Panda alias Bienvenu débouchent sur rue Manianga. Le coin est calme désert. Pendant que l’un d’eux est posté sur l’avenue pour surveiller le déplacement des piétons, les trois autres membres de la bande s’introduisent dans la parcelle. Ils toquent ŕ la porte d’entrée.
Aucune réaction des occupants. Des coups de feu crépitent. Ils tentent de pousser les habitants de l’appartement ŕ sorti. Personne ne bouge. A l’aide d’une grosse pierre, ils cassent l’une de fenętres et tirent aussitôt dans la maison. Des cris de stupeur fusent des chambres. Les bandits entrent dans l’appartement emportent des appareils électroménagers. Ils ne comprennent pas comment les occupants e réagissent pas. Dans un excčs de colčre, l‘un des brigands sort ses allumettes et met le feu aux rideaux.
Tout flambe, le mobilier en bois, les tables, les habits et certains équipements sont ravagés par les flammes.
Le lendemain matin, le bilan fait frémir un mort et plusieurs blessés avec cette circonstance aggravante que la victime, Buniami, âgé de 30 ans, a été retrouvé calciné. Ses frčres s’en sont sortis avec de brűlures de second degré.
Acheminés ŕ l’hôpital général de référence de Kinshasa ou leur état de santé était jugé préoccupant, Mlle Mayu Kita, âgée ŕ peine de 18 ans, a succombé le 15 décembre 2002. Une arme Fa et deux domicile de Mayengo Mubiala.
Aujourd’hui la victime, l’inspecteur de la Police judiciaire Kunfusuka Atalman, durement éprouvé, n’a qu’un seul souhait, il veut voir le Bataillon de la Police d’investigations criminelles mettre la main sur Bongoma Pitchen et Panda Bienvenu toujours en fuite.
La justice doit frapper sévčrement tous ces criminels qui sčment la mort et la désolation, tel est le vœu de toute la population de la partie Est de la ville. Elle applaudit le coup de filet des limiers et l’inspection provinciale de la police-ville de Kinshasa et réclame que la sécurité soit rétablie dans cette partie de la ville devenue champ de prédilection des malfaiteurs.
Last edited: 07/05/2006 00:28:16