Arrętés en divers endroits du Bas-Congo en juillet de l’année derničre, lors des manifestations publiques organisées par Bundu dia Kongo qui commémorait le quarantičme anniversaire de la création de la province du “Kongo Central”, les membres de cette association “politico-religieuse” font actuellement l’objet de plusieurs graves préventions devant la Cour de sűreté de l’Etat.
La quatričme audience du procčs qui oppose le ministčre public prčs la Cour de sűreté de l’Etat contre vingt-cinq prévenus membres de l’association politico-religieuse « Bundu dia Kongo » a eu lieu le jeudi 23 janvier 2003 au sičge de cette juridiction situé au home Assanef, dans la commune de Lingwala.
Arrętés dans divers endroits de la province du Bas-Congo (Songololo-Lufu-Matadi-Kinza Nvuete-Boma-Tshiela) depuis le mois de juillet 2002 - ŕ la suite des manifestations publiques organisées par « Bundu dia Kongo » pour commémorer le quarantičme anniversaire de la création de la province du Kongo Central, actuellement Bas-Congo – ces prévenus sont poursuivis par le ministčre public du chef de complot visant ŕ changer le régime constitutionnel de la République démocratique du Congo et d’avoir porté atteinte ŕ l’intégrité du territoire national, d’incitation ŕ la haine ethnique, d’offense au chef de l’Etat, de propagation de faux bruits, d’organisation des manifestations publiques non autorisées et de tentative de relance des activités d’une Asbl suspendue.
Au total, cinq prévenus ont été entendus ŕ l’instruction de jeudi dernier. Il s’agit de Bazabidila Bamanisa, Mpanzu Nzita, Mbongi Nsimba, Luzolo Bakambu et Konde Nsakala. Leur defense a été assurée par un collectif de six avocats dont voici les noms: Mes Mpuati Ngoma, Fula Matingu, Lwemba Lu Masanga, Malembi Ngundu Zi Ndungu, Niandu Marie-Thérčse et Jimmy Kintombo. Quant ŕ la Cour, elle est présidée par le premier président Mbo Lumpungu, assisté des conseillers Mapann et Ndumu. Le ministčre public est représenté par l’avocat général Nyamabu.
Pour les avocats de la défense que sont Mes Mpuati Ngoma, Fula Matingu et autres..., ce procčs est purement et simplement politique, dans la mesure oů l’on poursuit leurs clients - tous membres de « Bundu dia Kongo », dans des infractions liées ŕ la jouissance de leurs libertés publiques que sont: la liberté de manifester, la liberté d’expression, leurs opinions idéologiques, politiques et religieuses.
Quant ŕ l’entendement des membres de « Bundu dia Kongo », ces manifestations pacifiques du 22juillet 2002 étaient placées sous le signe de la revendication de l’autonomie politique de la province du Bas-Congo (Kongo Central), dans le cadre du fédéralisme comme forme de l’Etat et mode de gestion de la République démocratique du Congo, tel qu’adopté par la classe politique congolaise en 1962 et consacré par la constitution de Luluabourg du 1er aoűt 1964. Pour eux donc, il ne s’agit pas d’une tentative de proclamation de l’indépendance du Bas-Congo, encore moins d’une chasse programmée des non-originaires, mais plutôt d’une démarche pour la consécration de l’unité dans la diversité.
Un cas ŕ soulever: ŕ part ces vingt-cinq prévenus, quinze autres membres de « Bundu Dia Kongo » arrętés ŕ Moanda et détenus aussi au Cprk sont déférés devant la Cour d’ordre militaire. Ce que les avocats de la défense n’ont pas apprécié. Ils souhaitent que tous les quarante prévenus membres de « Bundu dia Kongo » soient jugés ŕ la Cour de sűreté de l’Etat d’autant plus qu’ils sont tous pour suivis pour les męmes causes.
Last edited: 07/05/2006 00:26:59