Des milliers de femmes congolaises, toutes tendances confondues, ont pris d'assaut hier mercredi 08 janvier la Gare Centrale pour réclamer, ŕ travers une marche, le retour de la paix en République démocratique du Congo: Le retour de cette paix passe par la respect de l'accord globa1 et inclusif de Pretoria, la cessation des hostilités, la participation effective des femmes ŕ hauteur de 30% pour la période de transition.

De la Gare Centrale par boulevard du 30 Juin jusqu'ŕ la Cathedrale du Centenaire, les femmes congolaises unies entonnaient des chansons ŕ la gloire de Dieu, tout en brandissant des calicots sur lesquels on pouvait lire des messages tels que: « Si l'Eternel ne bâtit la nation congolaise, ceux qui la bâtissent travaillent en vain » ; « Gloire et louange ŕ l'Eternel notre Dieu pour la paix et l'unité de la RDC »; « Affirmer qu'il n'y a pas de leadership pour le processus de paix en RDC est une injure grave pour le Congo »,

En la cathédrale du Centenaire oů un culte oecuménique a été célébré, les femmes ont lu leur déclaration. Dans celle-ci, elles remercient solennellement l'Eternel Dieu qui a permis la signature de l'accord global et inclusif. Elles ont par ailleurs félicité tous les signataires dudit accord pour le sens élevé de responsabilité dont ils ont fait montré. Dans cette déclaration, les femmes congolaises unies prônent la paix : « Nous voulons un climat de paix dans la sous-région. Travaillons tous pour la réconciliation des peuples des Grands Lacs. C'est pourquoi nous invitons les femmes du Rwanda et de l'Ouganda ŕ se mobiliser avec nous derričre cette mission. ».

Elles ont profité de cette occasion pour dénoncer le fait que durant les négociations politiques, toutes les composantes et les entités au dialogue ont brute par l'absence quasi totale des femmes dans leur délégation. Ceci en violation de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies; Eu égard ŕ cette résolution, les femmes congolaises unies exigent la représentativité significative de la femme dans les institutions de la transition, c'est-ŕ-dire au gouvernement, au parlement, dans la territoriale, dans les institutions citoyennes, la diplomatie et dans les entreprises publiques. Aprčs lecture de la déclaration, les femmes ont tour ŕ tour prié pour l'application effective de l'accord de Pretoria, la cessation de la guerre, la restauration de la RDC, l'implication des femmes dans les institutions.

Il va sans dire que cette marche a été saluée par la représentant clé l'Eglise du Christ au congo, Mgr Marini Bodho qui a demandé aux femmes de savoir pardonner.

De son côté, la présidence de l'Assemblée constituante, législative - Parlement de transition, Mme Philomčne Omatuku abordée par la presse, a déclaré que par cette marche, les femmes congolaises se sont levées pour soutenir le processus de paix. Les femmes, a-t-il ajouté, remercient le Seigneur et disent non ŕ la guerre. S'agissant de la représentativité des femmes dans les Institutions, Mme Philomčne Omatuku a indiqué qu'en demandant un quota de 30%, les femmes veulent bousculer les barričres socioculturelles. Car la femme a démontré qu'elle est capable de faire valoir ses compétences et travailler pour l'avancement de la RDC.

Pour sa part, Maître Marie France Ilunga a reconnu que seule la marche ne suffit pas pour revendiquer. Toutefois, des actions de lobbying vent ętre multipliées pour approcher les hommes politiques afin qu'ils fléchissent leur position en vue de la restauration de la paix en RDC.