Les entrepreneurs français ont eu des contacts fructueux avec leurs partenaires de la Fédération des Entreprises du Congo et certains milieux d'affaires.
Dans le but de palper du doigt les réalités économiques de la RDC, une délégation du patronat français séjourne dans notre pays depuis bientôt une semaine. Cette mission du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF), conduite par M. Michel Roussin et forte de 35 membres, fait suite ŕ une invitation que le chef de l'Etat congolais avait adressée en novembre 2001 aux hommes d'affaires français.
A Kinshasa, la délégation du MEDEF a été reçue par le président Kabila et par plusieurs ministres congolais ainsi que par les responsables de certaines institutions dont la cour supręme de justice et la commission de reforme du droit congolais.
Les entrepreneurs français ont également eu des contacts fructueux avec leurs partenaires de la Fédération des Entreprises du Congo et certains milieux d'affaires. Vendredi dernier, M Jean-Pierre Camoin, vice-président de cette délégation du MEDEF a donné une conférence de presse au sičge de la FEC, en présence de M. Pascal Kinduelo Lumbu, président national du patronat de la RDC, de M. Athanase Matenda, administrateur - délégué de la FEC et de nombreux membres de cette organisation.
Prenant la parole ŕ cette occasion, M. Jean-Pierre Camion a remercié la président de la FEC pour l'accueil et les facilités accordés ŕ sa délégation. Le vice-président de la mission du MEDEF a rappelé que sa délégation séjourne en RDC ŕ l'invitation du président Kabila adressée aux entrepreneurs français en novembre 2001. En quelques jours, la délégation du patronat qui a visité la RDC a palpé du doigt les potentialités qu'offre notre pays.
Comme impressions, il retient que la RDC est un grand pays avec des ressources humaines de qualité. Ses potentialités sont autant d'atouts qui le prédestinent ŕ un bel avenir. La RDC est en outré, a souligné M. Jean-Pierre Camion, un grand pays francophone.
Sa délégation s'est réjouie de constater que l'Union Européenne est présente dans notre pays ainsi que ses institutions financičres internationales, telles que le FM) et la Banque Mondiale. M. Jean-Pierre Camion apprécie les efforts déployés par le gouvernement dans plusieurs domaines, notamment pour refaire l'équilibre macro-économique. Bien que la période soit difficile, a-t-il fait remarquer, le gouvernement a mis en place la réforme forestičre, le code minier et créé les tribunaux de commerce et un guichet unique pour les opérateurs économiques.
Interrogé sur la timidité des entrepreneurs ŕ venir investir en RDC, M. Pierre Camion a relevé que plusieurs entreprises françaises travaillent dans notre pays au niveau de la micro-économie. Il appartient aux congolais, dira-t-il, de donner confiance aux grosses entreprises pour venir investir au Congo démocratique.
A la question de savoir si les hommes d'affaire ne pourront pas s'intéresser ŕ la Gécamines pour l'aider ŕ accroître sa production, le vice-président de la délégation du MEDEF s'est réservé de donner une réponse précise. Il a néanmoins affirmé que la France n'a pas la prétention de tout faire. Elle s'intéresserait volontiers au secteur de la distribution de l'eau, de l'électricité, de la santé et les télécommunications.
Donnant son point de vue sur l'intéręt des entrepreneurs français ŕ venir investir dans un pays en guerre, M. Jean -Pierre Camion réalise que la sécurité Juridique s'installe, la réhabilitation des infrastructures de base est en cours et la restauration de l'Etat de droit est effective. Balayant certaines appréhensions, Il a indiqué que la MEDEF ne vient pas au Congo en prédateur. La logique de sa mission, a-t-il précisé, est de contribuer au développement de ce pays aux ressources exceptionnelles.
Intervenant en dernier ressort, le président national de la FEC a remercié vivement le président de la République pour l'invitation adressée au MEDEF. M. pascal Kinduelo a souligné l'identité des objectifs de son organisation et de ceux du patronat français. Nous partageons la męme religion, a-t-il soutenu, avant de réaffirmer que la FEC autant que le MEDEF luttent pour l'assainissement du cadre macro économique, et la création d'un environnement propice ŕ la prospérité des affaires.
Il a loué la disponibilité des autorités, mais aussi, les efforts accomplis pour mettre en place les conditions incitatives pour les investisseurs. Le président national de la FEC a pour terminer, émis le voeu de voir cette premičre étape suivie par la phase deux, celle de la concrétisation de certains projets.
Last edited: 07/05/2006 00:24:35