L' Unicef estime que les différents partenaires intervenant dans cette coopération doivent continuer ŕ appliquer les principes de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des intrants mis ŕ leur disposition, en vue de la mise en oeuvre du programme.
La République démocratique du Congo (Rdc) et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef) viennent, du 2 au 3 décembre dernier ŕ l'hôtel Memling de Kinshasa, de procéder ŕ la revue annuelle de leur programme de coopération 2002. La clôture de cette revue a consacré en męme temps la fin du programme de coopération signé et mis en oeuvre en 2000.
Selon le représentant de l'Unicef, M. Gianfranco Rotigliano, ce programme s'est étalé sur trois années consécutives au cours desquelles les liens de collaboration qui se sont tissés entre le gouvernement congolais, la société civile et l'Unicef, se sont renforcés et ont produit des résultats probants au bénéfice des enfants et des femmes congolais.
Dans le domaine de la santé, a-t-il signalé, 12 millions d'enfants ont été vaccines contre la poliomyélite chaque année et 1 million d'enfants et de femmes ont bénéficié de soins de santé de qualité ŕ travers la fourniture de services des soins curatifs et préventifs ŕ moindre coűt. Le programme a permis, dans le domaine de l'éducation, ŕ 420.000 enfants de bénéficier de meilleures conditions de scolarité, la réduction du taux d'abandon de plus de 60%. 87.000 enfants et adolescents ont été préparés ŕ la vie ŕ travers des séances de sensibilisation sur les thčmes du Vih/Sida, la paix etc.
Au niveau de la protection de l'enfant, la réforme de la justice juvénile a été appuyée. Le décret mettant fin a l'enrôlement des enfants dans les groupes armés a été signé par le président de la République. 520 enfants soldats ont été démobilisés tandis que 20.000 enfants de la rue ont eu accčs ŕ une éducation de base et aux soins médicaux.
Grâce au plaidoyer et ŕ la planification sociale, 150% d'enfants ont été enregistrés ŕ l'état civil dans cinq villes du pays pendant que deux cent cinquante cadres du gouvernement et Ong partenaires de l'Unicef ont été formés en planification, suivi et évaluation des projets selon l'approche du cadre logique. Au męme moment, il a été réalisé sur tout le territoire congolais, l'enquęte ŕ indicateurs multiples (Mics 2) sur la situation des enfants et des femmes. Concernant les activités d'urgence, 120.000 familles ont Pu ętre assistées et quatre millions de personnes déplacées ont bénéficié de soins médicaux. Outre la réhabilitation nutritionnelle de 60.000 enfants de moins de 5 ans, 400.000 enfants ont été vaccines contre la rougeole et 100.000enfants déplacés ont pu de nouveau réintégrer l'école. A la suite de l'éruption volcanique de Nyiragongo, 80.000 familles victimes ont reçu une assistance humanitaire.
La réalisation de toutes ces activités a été rendue possible grâce ŕ un montant de 114 millions Us mobilisés sur les trois années; une augmentation de 60% par rapport au budget initialement prévu. Au cours de l'an 2002,43 millions de dollars ils ont été affectés ŕ la mise en oeuvre des activités.
Ce programme s'est déroulé sous plusieurs contraintes rencontrées dont les difficultés éprouvées par le gouvernement ŕ mobiliser sa contrepartie au financement du programme, la faible capacité des communautés et des familles ŕ participer au financement des services sociaux de base, l'absence de stratégies nationales pour la prise en charge des groupes marginalisés parmi lesquels les enfants de la rue et les enfants orphelins, vulnérables, etc.
Ces performances accomplies, a déclaré le représentant de l'Unicef en Rdc, ne sauraient non plus faire oublier les efforts importants qui restent ŕ fournir pour offrir des meilleures conditions de vie aux enfants et aux femmes congolais.
L'Unicef estime que les différents partenaires intervenant dans cette coopération doivent continuer ŕ appliquer les principes de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion des intrants mis ŕ leur disposition, en vue de la mise en oeuvre du programme. Il s'agit particuličrement de réduire leur délais de justification des avances de fonds vieilles de plus de 6 mois, permettant ainsi l'accélération du décaissement des fonds au titre du nouveau programme. Celui-ci s'étend de 2003 ŕ 2005 avec un budget estimé ŕ 89 millions de dollars.
Last edited: 07/05/2006 00:24:32