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L'enquęte révčle que c'est dans le réseau d'enseignement privé que le phénomčne est plus manifeste par rapport aux réseaux catholique, officiel et kimbanguiste.

L'ONG IVS et Vita (Droit et vie) vient de publier une enquęte réalisée récemment dans vingt neuf écoles de la capitale. Il ressort de cette enquęte que « les abus sexuels » est un problčme réel dans le milieu scolaire.

L'enquęte révčle que c'est dans le réseau d'enseignement privé que le phénomčne est plus manifeste par rapport aux réseaux catholique, officiel et kimbanguiste. Il vient en tęte avec 29,6% suivi de protestant 24,2%. Parmi les raisons avancées, il y a notamment le fait que dans les écoles privées, le cours d'éducation ŕ la vie ne se donne presque pas. La plupart d'élčves découvrent eux-męmes la vie sexuelle. Poussés vers la curiosité, elles ou ils résistent difficilement aux abuseurs.

Ce qui étonne est que les victimes d'abus sexuels sont pour la plupart prises en charge par leurs parents biologiques. Quant les enquęteurs ont voulu en savoir plus, ils ont découvert que la pauvreté et l'ignorance des parents sont les causes des abus subis par leurs enfants.

La plupart des victimes sont issues de familles pauvres. Et elles étudient non loin de leurs domiciles et les abuseurs commettent le forfait sur le chemin de l'école. Ce sont les maisons inachevées, et autres qui servent de cadre aux abuseurs. 65% des enquętés ont déclaré qu'ils ne reçoivent pas l'argent de poche contre 27%.

L'ignorance est une des causes majeures ŕ la base de ce phénomčne. Les parents des victimes n'ont pas assez des connaissances en la matičre. Ceux qui en ont n'ont pas le courage d'en parler ŕ leurs enfants parce que considérés comme sujets tabous. Et dans tout ceci, ce sont les enfants qui tombent dans le pičge de l'ennemi. Malheur est de constater que la honte, la pudeur, l'ignorance conduisent ŕ des conséquences incalculables. L'abus sexuel considéré comme une ignominie pour la famille, est tenu secret pour préserver l'honneur et la dignité de la famille. Une fille violée perd ses chances de se marier. Chose curieuse, parmi les agresseurs l'on retrouve souvent les cousins, les cousines, les oncles... C'est une raison de plus pour que cela soit gardé secret.

L'enfant abusé sexuellement devrait donc ętre considéré comme une victime, pensent les enquęteurs. Car, il souffre intérieurement ŕ cause du silence imposé par la société. C'est seulement plus tard, quand la victime a des problčmes de santé qu'il pourra, enfin, parler de tous les abus dont il était victime.

Il n'y a pas que des filles qui sont victimes mais, il y a aussi des garçons. L'enquęte révčle que sur 210 cas d'abus, 89 victimes sont des garçons. C'est la tranche d'âge allant de 10 ŕ 15 ans qui est la plus active.

Comme on peut bien le constater, les abus sexuels en milieu scolaire sont réels et doivent mériter l'attention des autorités publiques, des parents mais aussi des enfants eux-męmes.



Last edited: 07/05/2006 00:24:12

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